Toutes les bonnes choses ont une fin. Nous voici de retour en France. Nous revenons vraiment content du temps que nous avons vécu avec les jeunes. C’est la première fois que nous revenons d’un stage sans aucuns regrets, tout simplement content. A l’heure de faire le bilan, nous allons donner la parole aux personnes avec qui nous vivions car finalement ce sont eux les seuls « juge » du temps que nous avons passés ensemble. Il ne s’agit pas de juste de vouloir faire les malins en mettant en avant leurs compliments mais de vous montrer pourquoi nous revenons heureux et satisfait de ce voyage. Elisée Musemakweli, le président de l’Eglise dont dépend le centre : « Votre action nous a rappelé que les jeunes n’avaient pas seulement besoin de vêtements d’un toit et de quoi se nourrir. Ils ont aussi besoin d’amitié, d’être écouté,… Peut être l’avions nous un peu oubliés. » Marie Louise Umwerina, la coordinatrice du CPAJ « C’est la première fois que des Blancs viennent vers nous sans aucun […]
Au fait, mais qu’est-ce qu’on fait au Rwanda ? C’est une bonne question. La réponse est plus facile qu’il n’y parait : on vit. Vous allez me dire, « vivre » cela consiste en quoi ? Réponse. Toutes les réflexions que nous avons menés avant de partir ajoutés aux discussions avec les uns et les autres et à nos maigres expériences de stage passées, nous ont progressivement mieux fait comprendre pourquoi nous voulions faire un stage différent de ceux que nous avions fait précédemment (en ONG, en Entreprise et à l’ONU). Nous commencions à sentir de manière diffuse que bien souvent, en voulant occuper un poste à responsabilité, nous passions à côté de l’essentiel, c’est-à-dire de la rencontre avec ceux que nous prétendons aider. L’idée même d’ « aider » nous devenait de plus en plus insupportable. En ouvrant petit à petit nos yeux restés grand fermés, nous nous apercevions que beaucoup de projet qui voulaient « aider », qui voulaient « améliorer la vie des gens » faisaient plus de mal […]
Lettre ouverte de deux Français travaillant au Rwanda sur l’honneur de notre pays. Alors que nous entamons la dernière semaine de mai, se termine au Rwanda les commémorations en souvenir des victimes du génocide des Tutsis et du massacre des opposants Hutus qui a commencé il y a douze ans le 7 avril 1994. En tant que citoyens français travaillant au Rwanda, nous nous sentons à la fois attristés et inquiets par le déni dont continue de faire preuve notre pays concernant sa responsabilité dans ce génocide. Cette complicité n’a-t-elle pas été clairement établi au fil des années ? Elle a d’abord été mise en lumière par les rapports du sénat Belge, de l’OUA et de l’ONU. Puis, la mission d’information parlementaire française en 1998, notamment dans ses annexes, a permit de mettre le doigt sur le rôle trouble joué par notre pays pendant le génocide. Enfin, les travaux d'une Commission d’Enquête Citoyenne – organisée par quatre associations françaises en mars 2004[1] – ont démontré […]
Un certains nombre d’entre vous nous ont demandé « mais qui sont ces jeunes avec qui vous vivez ? » Ce n’est jamais facile de répondre à cette question, mais nous avons essayé d’écrire un petit quelque chose pour répondre… Le CPAJ est un lieu qui accueille différents types de jeunes. Il s’agit soit d’enfants qui traînaient dans la rue – certains vivent aussi dans la rue, mais d’autres vivent encore dans leur famille – soit d’enfants qui n’ont pas les moyens de payer les frais de scolarité et qui n’ont rien à manger chez eux. La condition de vie des enfants et des jeunes se caractérise avant tout par un manque de perspectives. Beaucoup d’entre eux n’ont plus de famille proche pour les encadrer à cause du génocide ou du fléau VIH/SIDA. Voici les différentes catégories de jeunes venant au CPAJ : · Il y a des jeunes de 8 à 18 ans qui ont été réintégré dans des écoles primaires du quartier et dont le centre paye le minerval, c’est-à-dire les frais de scolarités. Ces jeunes viennent […]
C'est trois photos représentes ce qu'on voit tous les jours de notre fenetre… C'est pas le rêve de pouvoir jouer sur un terrain de foot entroué de paysages célestes comme celui-ci ? Voici deux des protagonistes de l'histoires…
Afin de refaire nos visas nous sommes partis 3 jours au Burundi la semaine dernière. Récit. Un week-end d’évasion au Burundi… Dimanche, 5h30. Le réveil sonne et nous draine douloureusement de nos douces rêveries nocturnes… Dehors, un ciel noir déchiré par d’innombrables éclairs rouges. Le soleil se lève. Départ pour la gare de bus de Nyabugogo. 7h10. Le bus se met en mouvement. Les collines se succèdent aux collines. Le vert au vert. Nos cerveaux friands d’associations d’idées voguent des monts du lyonnais à la drome provençale. N’est-ce pas le col de Malval qu’on voit au loin ? A moins que ce soit les gorges de l’Ouvèze… Soudain au détour d’une colline, au milieu de nulle part, une douane, une frontière. Sortie du Rwanda sans problème Entrée au Burundi plus cocasse : - « Quoi vous n’avez pas de visa pour le Burundi ?!? » - « Euh… non, nous pensions que vous pouviez nous en faire un maintenant… » Le garde lâche un grognement sourd et hostile et nous siffle entre ses dents : - « […]
Eh oui, encore un message des apprentis boulangers rwandais ! Aussitôt installé dans nos nouveaux appartements ministèriel, nous en avons profité pour faire du pain avec les « nouveaux », c’est-à-dire des petits qui sont arrivés au CPAJ il n’y a pas longtemps et donc qui ne suivent pour l’instant ni l’école primaire, ni une formation professionnelle donc ils traînent toute la journée au centre… Nous avons donc décidé de faire des pains « Nadejda » (autrement appelé « Friendship bread » car il se partage facilement entre tous…) Pour faire tiédir l’eau, et cuire le pain on utilise un réchaud et un four à charbon… Faire le pain avec les jeunes c’est toute une affaire, mais on s’est vraiment bien marré et les jeunes étaient contents de pouvoir proposer aux 100 enfants qui mangent dans le centre le midi un morceau du pain qu’ils avaient fait eux-même ! Pour info voici la recette de ce pain selon la manière dont nous le faisons : 1 kg de la farine 2 cuillères à soupe d’huile 4 cuillères […]
Les collines de Kigali sont toujours aussi belles… Qu’est-ce qu’on peut faire avec une courge-citrouille-pumkin qui traine chez soi ? Réponse en 3 temps : L’évider, et faire cuire la chaire avec du lait de coco, des oignions et des épices pour en faire une délicieuse soupe… Servir la soupe dans la courge évidé, c’est la classe… Puis pour troubler les voisins creuser un joli visage dans la pumkin, allumer une bougie dans ses entrailles et en faire un jackolantern. Succès garanti. Nous avons donc enfin déménagé dans le centre… Nous nous sentons beaucoup mieux dans ce petit nid douillet que dans la grand baraque de Basungu… On se croirait presque dans un refuge Pyrénéen !
Un mois. C’est long. C’est court. Notre perception du temps est floue et instable. 6 mois. C’est long. C’est court. Nos perspectives sont brouillonnes et fragiles. Mais on est là et on vit tout simplement. Nous avons la prétention de changer la vie de personne, si ce n’est la notre. Les gens qu’on rencontre, blancs, mais aussi certains rwandais – notamment ceux qui bossent dans des ONG – sont surpris par notre manque d’ambition… Pourtant nous avons l’ambition la plus haute qui soit : être heureux et partager notre bonheur avec les personnes qui nous entourent, en l’occurrence les enfants qui viennent au centre. Pour l’instant cela se passe plutôt bien. Avec les jeunes nous avons dépassé le stade de l’observation mutuelle tintée de méfiance pour laisser la place à une amitié tinté de beaucoup de bonne humeur… En effet, notre prononciation du kinyarwanda, leur prononciation du français, notre apprentissage de la danse traditionnelle rwandaise,… sont toujours l’occasion de grands […]
Bon ok, cela ne ressemble pas encore à la photo, mais ça vient… Avant on faisait juste des pains « normaux »… maintenant on essaye de faire des baguettes, des bagels, de la brioche, des pains au raisins à la banane (car y’a pas de raisins ici),… Nous voudrions d’ailleurs en profiter pour remercier Esther et Véronique qui ont offert le bouquin de pain à Ben pour son anniversaire ! C’est clairement le bouquin le plus important que nous ayons ramené au Rwanda ! (et pourtant on en a ramené plus de 50…) Cette photo est extraite du site de Guillaume, notre voisin suisse : http://rwanda.ledcom.ch Avouez que cette fois ci la ressemblance est troublante… We’re getting somewhere. Smile.
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